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06 oct. 2020

Notre démarche responsable

Pourquoi une démarche responsable ? 

Notre démarche de concevoir et proposer des séjours responsables s’inscrit complètement dans la vision et valeurs d’Odysway et ce, depuis son origine : proposer un tourisme différent à nos voyageurs en limitant son impact sur l’environnement et les populations locales. ­

Cette volonté ancrée n’est pas une stratégie de différenciation ou une approche marketing, c’est avant toute chose une évidence pour les fondateurs d'Odysway et une démarche attendue en premier lieu par nos voyageurs, tendance qui s’est accrue avec la crise sanitaire du Covid-19.

Odysway a pleinement conscience que son activité est génératrice d’émissions Carbone, que ce soit celles liées à son activité en France (déplacements des salariés, électricité dans les bureaux, stockage dans le cloud…) et l’empreinte des voyages proposés à travers les déplacements en avion, voiture ou train de nos voyageurs. Les effets de l'activité touristiques peuvent être néfastes pour l'environnement et les populations locales. Chez Odysway nous pensons cependant que le voyage est une source formidable d'épanouissement, tout comme l'accueil des voyageurs sur place (hébergement, restauration, activités) constitue une source importante de revenus pour les personnes qui travaillent dans ce secteur. Il s'agit donc de définir, non pas comment moins voyager, mais comment voyager autrement.

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L’enjeu de cette démarche n’est pas de communiquer dessus, en affirmant par exemple viser une empreinte carbone neutre ou compensée. Cette communication s’avérait en effet fausse voire mensongère. Les actions possibles : évitement d’émissions, création de puis de carbone, n’ont pas des actions instantanées. Par contre, elles vont dans le bon sens, de limiter l’empreinte carbone globale liée à l’activité humaine. Et c’est ce qu’Odysway vise à travers ses actions : la contribution à la neutralité́ carbone mondiale. (Équilibrage entre émissions et absorptions.)

L’enjeu des émissions carbones reste intimement lié à des problématiques socio-environnementales : revenus des producteurs, biodiversité, éducation. Les bénéfices apportés par une stratégie de participation à la compensation carbone sont alors aussi économiques et sociaux.

" Une entreprise n’est pas neutre, elle peut cependant contribuer à la neutralité  "

La notion de neutralité carbone ne s’applique en effet pas au niveau de l’entreprise. Des émissions peuvent être évitées ou négatives, mais une entreprise ne peut « annuler » ses émissions. Il en est de même pour Odysway. Cette même notion (aussi appelée « net zero ») est par ailleurs de plus en plus remise en question, de la part d’ONG, de spécialistes ou de citoyens intéressés par les enjeux climatiques.

De manière plus générale, chercher à définir la neutralité carbone en tant qu’état statique et individuel à l’échelle d’une organisation présente d’autres limites, notamment :

  1. L’atteinte possible chaque année d’un « zéro émissions nettes » rend invisible l’évolution des émissions réelles de gaz à effet de serre dans le temps, ce qui n’incite pas l’organisation à mettre en œuvre des actions effectives de réduction à la source.
  2. Puisque les émissions anthropiques (liées à l'activité humaine) dépassent de beaucoup la quantité de « compensation » disponible dans le monde, ce concept ne peut donc être considéré comme une solution viable à large échelle.
  3. Cela véhicule implicitement le message que la suppression du « risque climat » ne dépend que d’un jeu d’écritures comptables (« compenser »), ce qui freine les collaborateurs face au problème à résoudre 

Suite à l'accord de Paris, les entreprises peuvent s'engager volontairement et participer à l'objectif mondial de maintenir le réchauffement bien en dessous de 2°C, conformément à la science. Ce mouvement s’est accompagné d’un besoin de rigueur et de transparence pour structurer les stratégies carbones d’entreprises. 

De quelle empreinte CO2 parle-ton ?

« Pour respecter les objectifs 2°C ou 1,5°C, l’atteinte de cette neutralité carbone à l’échelle planétaire doit obligatoirement survenir avant la moitié du siècle. Et, pour respecter l’Accord de Paris, il faut non seulement atteindre cet objectif de « net zéro carbone » suffisamment tôt, mais aussi réduire suffisamment rapidement les émissions des autres gaz à effet de serre. 

Odysway se base sur le référentiel Net Zero Initiative, proposé par l'entreprise Carbone 4.

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Pour chaque pilier, Odysway a donc :

  1. Mesuré sa performance
  2. S’est fixé des objectifs de réduction
  3. Piloté dynamiquement dans le temps.

Pilier A - Réduire les émissions internes à Odysway 

Le pilier A correspond pour Odysway aux émissions carbones des salariés et personnes (stagiaires, alternants, freelances) travaillant pour Odysway. Ce sont les émissions liées directement ou indirectement à l’activité d’Odysway :

  • Transports pour venir sur le lieu de travail, mais aussi déplacements professionnels (voiture, avion, train)
  • Consommation d’énergie (gaz, électricité..)
  • Consommation des consommables : bureautique, papiers..

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Image représentant les différentes sources d'émission CO2 pour le pilier A (internes à Odysway).

Pour mesure ce segment, Odysway a utilisé le calculateur du site Good Planet, qui a l’avantage de synthétiser toutes les sources d’émissions Carbone liées à l’entreprise.

Sur une année (octobre 2019 – septembre 2020), les émissions en équivalent d’Odysway ont été de 25,22 tonnes.

Les actions entreprises ont été l’utilisation dès que possible des transports en commun et vélo pour les trajets domicile – travail, la location d’une voiture hybride en remplacement d’une voiture diesel pour les déplacements en île de France et en France, pour la construction de séjours par exemple. 

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Image issue du calculateur de la fondation GoodPlanet : https://www.goodplanet.org/fr/calculateurs-carbone/

La consommation de consommables est naturellement faible pour l’activité d’Odysway, compte tenu qu’elle opère exclusivement en ligne : les documents (devis, contrat) envoyés à nos clients sont envoyés de façon dématérialisée. Par ailleurs, un certain nombre de jours sont travaillés en télé-travail : la consommation en énergie est donc presque nulle dans nos bureaux ces jours-ci, et les trajets domicile - bureau inexistants.

Pilier B : réduire les émissions liées aux séjours de nos voyageurs

Le pilier B représente pour Odysway toutes les émissions de nos voyageurs, lorsqu’ils se déplacent pour vivre une de nos immersions : route vers l’aéroport, vol entre deux pays, train, route depuis l’aéroport dans le pays d'arrivée. A noter que concernant les émissions liées au séjour sur place (terrestre), Odysway a fait le choix de ne pas les comptabiliser. Nous considérons en effet qu’elles sont au maximum équivalentes à celles qui auraient été émises si les voyageurs n’était pas partis. En effet, de par la nature des voyages proposés par Odysway, avec moins de déplacements, un mode de vie plus simple, les émissions seront presque toujours plus basses en comparaison avec celles de notre quotidien. 

Les émissions de gaz à effet de serre (GES) liées au transport aérien d'Odysway sont calculées par Odysway via le calculateur du site https://climatecare.org/. Pour la période octobre 2019 - septembre 2020, ces émissions s'élèvent à 263 tonnes de CO2. Ces émissions correspondent aux émissions de l'ensemble des voyageurs lorsqu'ils se déplacent lors d'un séjour Odysway. (avion, voiture, train)

Actions de réductions des GES

Les actions menées par Odysway pour agir vers la réduction globale des GES sont multiples, et existent pour beaucoup de par la nature des voyages construits et proposés par l'agence. Les actions visent par ailleurs par uniquement et directement l'environnement, mais les dimensions sociales et économiques sur place.

En tant qu'agence de voyage spécialisée sur les séjours en immersion, Odysway s'efforce d'offrir un tourisme authentique et responsable qui permet à ses clients de voyager différemment. En limitant le nombre d'étapes que nos voyageurs vont faire, l'empreinte écologique sera moindre que pour un voyage classique. Lorsque cela est possible, des moyens de transports au coût écologique bas sont également privilégiés sur place : marche, vélo, train.  

Limiter les effets indésirables du tourisme sur les populations et l'environnement

Les départs groupés sont limités à 8 voyageurs maximum. L'impact écologique est donc moindre : les déplacement sont facilités, nous n'utilisons pas de grands bus polluants sur place. Le mode de vie des populations locales, tout comme les écosystèmes visités, sont également moins affectés par les groupes Odysway.

Permettre un partage plus  équilibré de l’activité touristique

Odysway s'engage par ailleurs à collaborer avec le moins d’intermédiaires sur place. Nous favorisons des échanges et partenariats directs avec des guides locaux, centres de conservations animaliers, ONG ou, associations, qui suivent une démarche responsable, ce qui limite également l'empreinte écologique de nos voyages. 

Vivre des immersions près de chez soi

Odysway a par ailleurs développé une offre de séjours immersifs en France, pour des voyages plus courts, sans que nos voyageurs n'aient à prendre l'avion. Ces séjours sont accessibles par train ou voiture, et invitent nos voyageurs à découvrir un mode de vie éloigné de leur quotidien, celui d'un berger dans les Pyrénées, d'un astrophysicien au sein d'un observatoire, d'une éleveuse d'alpagas, d'un musher, d'agriculteurs qui développent la permaculture.. tous ces séjours ont une empreinte carbone limitée, car limitant là-aussi les déplacement, en adoptant un mode de vie plus respectueux de l'environnement.

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Découvrir le quotidien d'un berger dans les Pyrénées

Pilier C : absorption/réduction des émissions carbone

Le pilier C vise à créer des puits de carbone et/ou à éviter des émissions futures. Odysway a choisi de travailler avec PurProject et son partenaire Climate Care. Odysway s'engage par ce partenariat à compenser toutes les émissions de GES liées aux voyages en avion de ses clients afin de voyager de manière plus responsable.

Les gaz à effet de serre annuels des voyages aériens sont ensuite communiqués une fois par an à Pur Project et dont l'équivalent en tonnes de CO2 finance 2 projets liés à la réduction des GES, au Pérou et au Ghana (détail des projets plus bas). Des certificats de retrait d'unités carbone vérifiés selon les méthodes définies ci-dessous sont envoyés à Odysway.

Qui est PUR Projet ?

PUR Projet aide les entreprises comme Odysway à restaurer les écosystèmes dont elles dépendent, tout en permettant aux communautés locales d’améliorer leurs conditions de vie dans le cadre de projets long terme. A travers l’agroforesterie, la préservation des terres et des pratiques agricoles durables nous aidons les entreprises à renforcer et sécuriser leurs chaînes d’approvisionnement. PUR Projet investit ses profits dans le développement de projets innovants, encourageant les initiatives entrepreneuriales locales pour une économie responsable, positive et vertueuse.

Créée en 2008 avec comme objectif de combattre le changement climatique et la déforestation, PUR Projet travaille à l’international avec un nombre croissant de partenaires et de communautés locales afin de contribuer à la création d’un futur plus durable.

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Notre démarche n’est pas parfaite ni exemplaire, mais vise à une contribution globale à la réduction des GES. Notre action s’inscrit dans la durée, sans que la compensation soit une fin en soi. L’action étant au cœur des problématiques actuelles et futures du secteur du tourisme et voyage.

Détail des projets financés

Projet Pérou

Contexte

Des décennies de culture de la coca, de migrations et de pratiques agricoles non durables ont fortement endommagé le couvert forestier de la région. PUR Projet travaille directement avec des partenaires locaux pour entreprendre des activités de reforestation et d'agroforesterie avec les agriculteurs de San Martin. Le projet consiste à instaurer une vingtaine d'espèces endémiques dans des forêts mixtes (bois d'œuvre : guazuma ulmifolia ou crinita par exemple) et des systèmes agroforestiers sur des parcelles de café ou de cacao.

Bénéfices

  • Régénérer les écosystèmes dégradés par des activités de plantation, notamment le reboisement de peuplements mixtes et les cultures intercalaires agroforestières ;
  • Formation et renforcement des capacités (formation des agriculteurs à l'agroforesterie et à la gestion durable des forêts, renforcement des capacités des équipes techniques des coopératives) ;
  • Soutien aux producteurs pour l'obtention de titres de propriété.
  • Gestion durable des forêts pour l'intégration d'activités à haute valeur ajoutée et la maximisation des services écosystémiques fournis par la forêt ;
  • Augmentation des revenus des producteurs par l'augmentation des rendements et de la qualité des cultures de rente et des sources alternatives de revenus.

Certification du projet

Le projet a obtenu la certification VCS en février 2016, est inscrit au Registre VCS et enregistré dans la base de données centrale VCS sous la référence 1496, à laquelle sont rattachées les publications suivantes : Project Proponent Registration Representation, Project Description, Validation Report, and Validation Statement. Lien du projet

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copyright Christian Lamontagne

Projet Ghana

Contexte

Près de 3 milliards de personnes dans le monde cuisinent et chauffent leur maison avec des fourneaux traditionnels ou des feux ouverts. La Banque mondiale estime que 4 millions de décès prématurés en résulte
chaque année. Au Ghana, plus de 80 % de la population utilise des combustibles solides pour cuisiner. Ce projet consiste à commercialiser le Gyapa aux familles du Ghana, un foyer amélioré efficace.

Bénéfices

  • Plus d'efficacité : il nécessite 50 % de combustible en moins et est moins enfumé, ce qui signifie qu'il déduit non seulement les émissions de carbone, mais aussi l'exposition aux fumées toxiques.
  • La réduction des besoins en combustible permet aux familles d'économiser jusqu'à 100 dollars par an, tout en réduisant la pression sur les forêts qui sont en déclin du Ghana.
  •  Création d'emplois : les poêles sont fabriqués localement, les revêtements par un petit groupe de céramistes locaux accrédités qui ont reçu une formation spécialisée et les revêtements métalliques par un autre groupe de fabricants accrédités. Le projet fournit des services de formation et de contrôle de qualité et distribue les poêles par l'intermédiaire d'un vaste réseau de détaillants.

Certification du projet

Le Projet Gyapa Stoves, opérationnel depuis 2007, a été enregistré sous la certification GS (Gold Standard) en juin 2010. Le projet a connu un renouvellement réussi de sa première période de crédit qui a commencé en juin 2015 pour les 7 prochaines années. Le projet a commencé par la vente de poêles dans la région du Grand Accra et s'est progressivement étendu à l'ensemble du pays du Ghana. Le projet est l'un des plus grands projets financés par le carbone du Gold Standard dans le monde. Le Projet et les documents relatifs audit Projet sont consultables sur internet, en suivant ce lien : Lien du projet

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